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- Taïwan ouvre six métiers aux diplômés étrangers : détail des postes et salaires
- Comment chercher un job étudiant ou un emploi post-diplôme à Taipei : méthodes et réseaux efficaces
- Visas, règles d’emploi et conditions pour les étudiants étrangers : ce qui change
- Secteurs porteurs à Taïwan : santé, transports et logistique — projections et cas pratiques
- Ressources, réseaux et organismes à solliciter pour réussir sa mobilité vers Taïwan
- Questions fréquentes — réponses utiles
Taïwan réécrit discrètement les règles du jeu pour les étudiants étrangers diplômés : le gouvernement prépare l’ouverture de six métiers « semi-qualifiés » afin de combler des besoins criants en main-d’œuvre. L’enjeu est double : pallier la pénurie projetée d’ici 2030 et offrir une porte d’entrée professionnelle aux jeunes formés sur place. Les postes concernés vont des soins de santé à la logistique, avec des salaires garantis qui varient selon le rôle. Les diplômés de Hong Kong et Macao seront explicitement éligibles, tandis que les règles pour les étudiants chinois restent plus strictes en raison de la législation en vigueur. Pour les étudiants et jeunes diplômés français, ces évolutions ouvrent des opportunités concrètes — à condition de connaître les démarches, les réseaux à solliciter et les montages administratifs possibles. Ce dossier pratique vous guide pas à pas, avec exemples de recherche d’emploi, ressources utiles comme Campus France, France Alumni ou Pôle Emploi International, et un fil conducteur centré sur Léa, étudiante française à Taipei qui navigue entre études, stage et premier job.
Taïwan ouvre six métiers aux diplômés étrangers : détail des postes et salaires
Le gouvernement taïwanais a annoncé un plan ciblé : autoriser les diplômés étrangers des universités locales à occuper six postes considérés comme semi-qualifiés. L’objectif est pragmatique — répondre à une pénurie qui pourrait atteindre 400 000 travailleurs d’ici 2030, selon les projections nationales. Les métiers retenus couvrent des secteurs essentiels : santé, transport, sécurité et logistique. Concrètement, cela signifie que des titulaires de diplômes obtenus à Taïwan pourront postuler plus facilement à ces emplois, sous réserve de passer par les nouvelles règles de qualification et d’employabilité qui seront bientôt soumises à consultation publique.
Les six métiers et les salaires mensuels minimums annoncés par l’Agence de développement de la main-d’œuvre sont les suivants :
| Métier | Salaire mensuel minimum (NT$) | Equivalence approximative (€) | Commentaires |
|---|---|---|---|
| Infirmier auxiliaire | 34 000 | ≈ 1 002 € | Forte demande dans le secteur santé, postes en hôpital et établissements de soins. |
| Commis aux stocks | 39 000 | ≈ 1 150 € | Logistique et e-commerce en expansion, amplitude horaire variable. |
| Conducteur de véhicule de fret / assistant | 43 000 | ≈ 1 267 € | Demande notable pour les routes interurbaines et la distribution. |
| Conducteur de bus (urbain/interurbain) | 50 000 | ≈ 1 474 € | Postes sensiblement stables, formation obligatoire pour la sécurité. |
| Personnel de gestion des systèmes de sécurité (SMS) | 50 000 | ≈ 1 474 € | Compétences techniques recherchées, souvent liées à la maintenance. |
Le ministère a aussi chiffré des besoins sectoriels plus précis : le secteur de la santé pourrait nécessiter entre 25 000 et 35 000 infirmiers auxiliaires étrangers, tandis que le Bureau des autoroutes envisage de recruter plusieurs centaines à plusieurs milliers de conducteurs et assistants pour faire face à la demande croissante. Ces projections donnent une idée de l’échelle : il ne s’agit pas d’une mesure symbolique, mais d’un ajustement structurel sur plusieurs années.
- Pourquoi ces métiers ? Ils couvrent des fonctions opérationnelles essentielles et représentent des emplois difficiles à automatiser.
- Pourquoi les diplômés locaux ? L’idée est d’encourager les talents formés à Taïwan à rester sur place, réduisant ainsi les barrières linguistiques et d’intégration.
- Quel est l’effet sur le marché du travail ? Atténuation du déficit, mais aussi pression pour améliorer les conditions et la formation professionnelle.
Pour illustrer, prenons l’exemple de Léa, notre fil conducteur. Diplômée d’un master en logistique à Taipei en 2024, elle postule comme commis aux stocks après son stage chez une PME d’import-export. Grâce à l’ouverture des postes, son employeur peut désormais l’embaucher sous un statut clarifié, avec un salaire minimum contractuel et la possibilité d’une formation interne. Ce type de transition — de stagiaire à employée — deviendra plus fréquent, facilitant la rétention des diplômés internationaux.
La consultation publique sur les amendements est prévue rapidement : le texte devrait être diffusé pour commentaires d’ici la fin du mois, ce qui laisse une fenêtre pour que les acteurs (universités, entreprises, associations étudiantes) fassent savoir leurs attentes. Insight : ces changements sont autant une réponse urgente à une pénurie qu’une opportunité pour les étudiants étrangers d’ancrer une carrière à Taïwan.

Comment chercher un job étudiant ou un emploi post-diplôme à Taipei : méthodes et réseaux efficaces
Chercher un job à Taïwan, que ce soit pour un job étudiant, un stage ou un premier emploi après diplôme, nécessite une stratégie mixte : plateformes locales, réseaux universitaires, présence physique et démarches administratives. Les entreprises multinationales restent une excellente porte d’entrée pour les étudiants internationaux, souvent plus enclines à recruter des profils étrangers. Les stages sont encore la voie la plus directe vers un emploi stable, surtout dans les secteurs technologiques, logistiques et des services. Léa a suivi ce chemin : stage de six mois chez une société de logistique, utilisation de contacts universitaires et d’un CV en mandarin et en anglais.
Ressources et réseaux à connaître :
- Campus France pour les étudiants français cherchant des conseils et des bourses.
- France Alumni pour garder le contact avec des diplômés en poste à l’étranger et trouver des opportunités.
- Pôle Emploi International pour des offres et des conseils sur la mobilité professionnelle.
- CIDJ pour l’orientation et des fiches pratiques sur les visas et les démarches.
- Plateformes locales et spécialisées : sites d’emploi taïwanais, groupes Facebook locaux et la plateforme Contact Taiwan pour les offres officielles.
Processus pratique pour candidater à Taipei :
- Préparer un CV adapté : version courte en mandarin et version plus complète en anglais.
- Activer son réseau universitaire : professeurs, anciennes entreprises d’accueil, alumni via France Alumni.
- Postuler sur des plateformes locales et internationales (WeWork/LinkedIn pour multinationales, sites locaux pour PME).
- Conclure une offre avec l’employeur avant d’entamer les démarches administratives.
- Suivre les étapes de permis de travail ou d’amendement de statut si vous êtes diplômé d’une université taïwanaise.
Conseils concrets et anecdotes : quand Léa a postulé, elle a envoyé un message direct à la responsable RH sur LinkedIn après avoir repéré l’offre. Son message était bref, en anglais, soulignant son expérience de stage et sa capacité à parler mandarin de niveau intermédiaire. Résultat : entretien dans la semaine, proposition de contrat au terme de deux entretiens techniques. Les entreprises taïwanaises apprécient la proactivité et la capacité d’adaptation.
Listes rapides d’outils utiles :
- Portails d’emploi locaux (rechercher des noms en mandarin pour plus d’impact).
- Groupes Campus spécifiques à Taïwan et pages Alumni universitaires.
- Services d’aide à la recherche d’emploi comme GO Study Abroad et sites partenaires cités par les ambassades.
Enfin, une bonne pratique souvent négligée : garder une trace des candidatures, relancer avec tact, et préparer un pitch de 30 secondes en mandarin/anglais pour les entretiens sur site. Insight : combiner présence en ligne et relations personnelles multiplie les chances de décrocher un job à Taipei.
Visas, règles d’emploi et conditions pour les étudiants étrangers : ce qui change
Les amendements prévus par le ministère du Travail impliquent des modifications concrètes du cadre administratif : qualifications d’emploi, conditions de compétences et règles de changement d’employeur. Ces ajustements visent à simplifier l’embauche des diplômés étrangers des universités locales. Important à savoir : la réforme ouvrira explicitement ces postes aux diplômés de Hong Kong et de Macao, mais pas aux diplômés de Chine continentale sans une approbation spécifique, en raison des cadres légaux existants.
Le chemin administratif pour un étudiant étranger se découpe en étapes pratiques :
- Obtenir l’attestation de diplôme de l’université taïwanaise.
- Vérifier l’éligibilité au poste selon la nouvelle grille de qualifications.
- Signer un contrat de travail en bonne et due forme avant de demander la modification de statut ou le permis de travail.
- En cas de changement d’employeur, respecter les nouvelles règles (bientôt précisées) qui devraient assouplir les transitions pour les diplômés locaux.
Des organismes français et internationaux peuvent aider : OFII – Office Français de l’Immigration et de l’Intégration pour les démarches liées au départ et à la réintégration, Campus France pour l’orientation, et Pôle Emploi International pour l’accompagnement à la recherche. Les programmes d’échanges comme Erasmus+ ou AIESEC facilitent quant à eux la découverte des marchés locaux et parfois l’ouverture de postes temporaires.
Cas pratique : Léa reçoit une proposition pour un poste de commis aux stocks. Elle doit obtenir le contrat, puis l’employeur lui fournit les documents pour le permis de travail. Grâce aux amendements, le changement de statut se fera plus rapidement, mais elle doit rester vigilante sur les délais administratifs et les attestations de compétences demandées par l’entreprise. Le recours à un conseiller en mobilité (par exemple via GO Study Abroad ou le bureau des relations internationales de l’université) accélère souvent le processus.
Points sensibles à surveiller :
- Les exigences linguistiques : certaines entreprises exigent un niveau minimum de mandarin, d’autres s’appuient sur l’anglais.
- La reconnaissance des certifications : vérifiez si des certificats professionnels sont nécessaires (conduite, soins, gestion de systèmes).
- La différence de traitement selon l’origine : Hong Kong et Macao bénéficient d’une ouverture, la Chine continentale reste soumise à des règles spécifiques.
Un dernier conseil administratif : prévoyez toujours une marge temporelle entre la signature du contrat et la date de début effective pour gérer les formalités. Insight : anticiper les étapes administratives fait gagner du temps et réduit le stress lors de la transition étudiant → salarié.

Secteurs porteurs à Taïwan : santé, transports et logistique — projections et cas pratiques
Les annonces gouvernementales ne tombent pas dans le vide : elles s’appuient sur des besoins chiffrés. Le secteur de la santé réclame des renforts massifs, avec une estimation allant de 25 000 à 35 000 infirmiers auxiliaires nécessaires. Les transports sont également ciblés : le Bureau des autoroutes prévoit de recruter plusieurs centaines de conducteurs de bus interurbains, et des milliers de conducteurs et assistants pour le fret. En parallèle, le boom du commerce en ligne maintient une forte demande pour les commis aux stocks. Ces tendances offrent des trajectoires professionnelles stables pour les diplômés sur place.
Pour mieux visualiser la demande, voici un tableau récapitulatif des besoins et des avantages potentiels :
| Secteur | Recrutement annoncé | Condition d’accès typique | Opportunités pour diplômés étrangers |
|---|---|---|---|
| Santé (infirmier auxiliaire) | 25 000–35 000 | Formation en soins, certifications, test pratique | Contrats en établissement, possibilités d’évolution vers des postes spécialisés |
| Transports (bus) | 613 conducteurs interurbains | Permis professionnel, formation sécurité | Emplois stables, horaires réguliers, indemnités |
| Fret (conducteurs & assistants) | 2 300 | Permis poids lourds, expérience souhaitée | Demande élevée, possibilités de route nationale |
| Logistique (commis aux stocks) | Nombre variable selon entreprises | Compétence en gestion d’inventaire, ERP | Portes d’entrée vers la supply chain de grandes entreprises |
Exemple concret : une PME de e-commerce de Taichung a recruté récemment trois diplômés internationaux comme commis aux stocks. Ils ont suivi une formation interne de deux semaines sur les logiciels de gestion, puis ont été intégrés à des équipes mixtes. L’entreprise indique que la diversité linguistique facilite la gestion des retours et des fournisseurs internationaux.
- Effets attendus sur les salaires : une hausse modérée du salaire moyen pour ces catégories, via des minima garantis.
- Impacts sur la formation : les universités et centres techniques doivent intensifier les modules pratiques pour aligner compétences et besoins.
- Risques : concurrence sur certains postes, nécessité de se démarquer par des compétences transversales (e.g. numérique, communication).
Pour les diplômés étrangers, ce paysage signifie qu’il vaut mieux viser des compétences complémentaires : maîtrise d’un logiciel logistique, petits certificats en premiers secours, ou permis de conduire professionnel. Léa — dont le diplôme en logistique était déjà axé sur les systèmes ERP — a trouvé que ses compétences numériques faisaient la différence lors des entretiens. Insight : combinez compétences techniques et mobilité pour maximiser vos chances d’embauche dans ces secteurs porteurs.
Ressources, réseaux et organismes à solliciter pour réussir sa mobilité vers Taïwan
La mobilité n’est pas qu’une question d’opportunités : elle repose sur un écosystème d’acteurs qui peuvent vous aider à trouver, préparer et sécuriser un poste. Parmi les ressources incontournables, citons Campus France pour l’orientation et les bourses, France Alumni pour le réseau des anciens, ainsi que des acteurs comme Pôle Emploi International et le CIDJ pour l’orientation professionnelle. D’autres acteurs internationaux ou associatifs complètent ce paysage : AIESEC pour les échanges et les stages, Erasmus+ pour les mobilités académiques, Service Volontaire International pour l’expérience terrain et GO Study Abroad pour l’accompagnement personnalisé.
Sites et plateformes utiles :
- Taipei Horizon — portail pratique sur la vie à Taipei, offres locales et conseils pour expatriés.
- Workwide et autres bases d’offres pour francophones (recherche de postes en français).
- Pages officielles taïwanaises de recrutement et plateformes universitaires pour les annonces internes.
Actions concrètes à mener avant le départ ou en phase de recherche :
- S’informer via Campus France et les bureaux internationaux des universités.
- Créer et entretenir un profil France Alumni pour entrer en contact avec des professionnels locaux.
- Utiliser Pôle Emploi International pour suivre des offres et bénéficier de webinaires emploi.
- Participer à des programmes d’échanges ou de volontariat via AIESEC ou Service Volontaire International pour étoffer son CV.
- Consulter OFII pour les aspects liés au départ, aux contrats et aux droits sociaux.
Exemple de parcours aidé : un étudiant via Erasmus+ découvre un stage à Taipei, contacte le bureau des relations internationales de son université, obtient une lettre d’invitation et postule via la plateforme locale. Une fois sur place, il rejoint des groupes France Alumni pour échanger sur les offres. Ce cheminement montre qu’un mix de démarches institutionnelles et d’initiatives personnelles fonctionne le mieux.
Liste d’astuces pratiques :
- Préparez vos documents en anglais et en mandarin si possible.
- Anticipez les délais administratifs et les traductions certifiées.
- Utilisez les réseaux d’anciens pour des recommandations internes.
- Testez les petites missions via Service Volontaire pour étoffer l’expérience locale.
Pour finir, gardez à l’esprit que la mobilité est un projet qui s’articule autour de compétences, d’un réseau et d’une préparation administrative. Les organismes cités plus haut peuvent considérablement fluidifier le processus si vous les mobilisez tôt. Insight : une combinaison de préparation, de réseau et d’adaptabilité linguistique est la clé pour transformer une opportunité taïwanaise en carrière durable.
Questions fréquentes — réponses utiles
Quels diplômes rendent éligible aux six métiers ouverts aux diplômés étrangers ?
Les diplômes délivrés par des universités taïwanaises, qui attestent d’une formation pertinente pour le poste, sont au cœur du dispositif. Vérifiez les conditions spécifiques publiées lors de la consultation publique.
Les diplômés de Chine continentale peuvent-ils postuler ?
Actuellement, les amendements prévoient l’inclusion de diplômés de Hong Kong et Macao, mais l’embauche depuis la Chine continentale reste soumise à une approbation spécifique en vertu des lois taïwanaises.
Quels organismes contacter depuis la France pour préparer une mobilité vers Taïwan ?
Commencez par Campus France et le CIDJ pour les démarches générales, puis rapprochez-vous de France Alumni et Pôle Emploi International pour le réseau et les offres. OFII aide sur les aspects administratifs du départ.
Comment augmenter ses chances pour un poste dans la logistique ou la santé ?
Acquérir des compétences techniques complémentaires (ERP, premiers secours, permis professionnels), effectuer des stages locaux et utiliser les réseaux alumni sont de bonnes stratégies.
Où trouver des informations actualisées sur la vie à Taipei et les opportunités ?
Le site Taipei Horizon compile des ressources pratiques, et les pages officielles des universités et du gouvernement publient les textes et consultations accessibles au public.
